Section PCF 93100 de Montreuil-ss-Bois

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Déclaration de la section de Montreuil du PCF

Mobiliser les moyens, renforcer les dispositifs d’hébergement d’urgence, imposer une véritable politique nationale du logement

 

Treize familles roms ont été expulsées le 28 juillet suite à un risque de péril imminent sur la parcelle qu’elles occupaient au 250, boulevard de la Boissière. Les propositions d’hébergement d’urgence formulées le jour même pour quatre familles d’enfants scolarisés à Montreuil ont malheureusement été refusées... Depuis, des familles, des enfants sont à la rue.

L’État par l’action du ministère du Logement et la préfecture de région sont les seules autorités compétentes en matière de logement et d’hébergement d’urgence. L’action déterminée de la municipalité de Montreuil a permis d’obtenir de la préfecture la réalisation d’un diagnostic social. Ce diagnostic doit désormais déboucher sur des propositions d’hébergement pérennes et adaptées à la situation de chacune des familles!

L’exemple des treize familles du 250 boulevard de la Boissière est symptomatique d’une question plus globale.
Depuis des années, des centaines de familles roms, mais aussi de populations fuyant la guerre, la misère dans leurs pays d’origine s’installent régulièrement à Montreuil, comme en Seine-Saint-Denis, sur des terrains inoccupés. L’État laisse les collectivités gérer seules la problématique des bidonvilles. C’est scandaleux!

Nous n’acceptons pas le détournement des vraies responsabilités!

Non seulement ces politiques d’incurie de l’État ne règlent pas les problèmes posés – il ne faut pas détruire des bidonvilles pour en créer d’autres – mais, en plus, elles génèrent des tensions entre habitants et migrants qui sont tous victimes des politiques d’austérité. Le député socialiste de notre circonscription, Razzy Hammadi, ne peut pas faire semblant d’oublier les choix politiques et budgétaires désastreux votés tout au long du quinquennat...

La situation internationale est telle qu’il faut s’attendre à de nouvelles vagues de migrations importantes dans les années à venir. La France s’avère incapable d’anticiper cet afflux prévisible, et laisse les collectivités gérer l’ingérable.
Chacun constate que le Samu social est débordé, qu’il n’arrive plus à accomplir sa mission. Seul l’État peut mobiliser tous les leviers nécessaires à des solutions dignes et durables de logement. C’est pourquoi les communistes exigent le renforcement des dispositifs d’hébergement d’urgence pour tous ceux qui sont frappés par la grande pauvreté et la précarité!

Le droit à l’hébergement, à l’accompagnement et à l’insertion de chacun doit être respecté, à plus forte raison quand il vit dans la détresse ou la précarité.
A ceux qui proposeraient des solutions communautaristes, injustes par nature, nous répondons par l’égalité d’accès à des dispositifs de droit commun garantis par l’État.

L’État doit obliger toutes les collectivités à prendre leur part de responsabilité en matière de création de logements accessibles et de qualité. La région Ile-de-France doit notamment continuer à assurer ses missions d’aide à l’entretien et à la construction de logements sociaux dans les villes de Seine-Saint-Denis.

Nous dénonçons l’hypocrisie qui consiste à stigmatiser d’abord les maires solidaires, comme ceux de Montreuil, d’Aubervilliers ou encore de La Courneuve! C’est injuste, car ces villes consacrent déjà des moyens colossaux à la solidarité et à la construction de logements pour accueillir les familles, malgré des budgets de plus en plus réduits. Montreuil compte 7000 demandeurs de logements sociaux, dont certains en attente d’attribution depuis dix ans. La spéculation immobilière maintient dans des logements dégradés, indignes, une population précaire aux mains de véritables marchands de sommeil. Le préfet de région serait plus avisé de soutenir les communes qui construisent du logement social, luttent contre l’habitat indigne et agissent pour limiter les prix de l’immobilier, plutôt que de soutenir les promoteurs immobiliers

Il est urgent de travailler au rassemblement de tous pour imposer des solutions durables en matière de logement.
Le gouvernement Hollande-Valls, les villes égoïstes comme Neuilly-sur-Seine ou, plus près de chez nous, Saint-Mandé, Vincennes doivent contribuer à cet effort national et garantir l’égalité républicaine.

  • Il faut investir massivement dans le logement social, revenir sur les milliards d’euros de niches fiscales qui nourrissent la spéculation immobilière, rendre plus contraignante la loi SRU et aider les maires bâtisseurs.
  • Il faut encadrer les loyers et assurer le financement des structures d’hébergement d’urgence, réquisitionner les logements vacants.
  • Il faut instaurer un véritable service public du logement et relancer la construction pour atteindre 500000 logements nouveaux par an.

Cette ambition est tout à fait réalisable. Elle est au cœur du projet politique que le Parti communiste porte pour le rassemblement à gauche. Nous en appelons à l’action convergente de toutes les organisations progressistes, les associations, les citoyens et les citoyennes, pour imposer ces choix.

 

Montreuil, le 7 septembre 2016

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